Le nucléaire hongrois sur la sellette

 Le nucléaire hongrois sur la sellette

Le Premier ministre Peter Magyar remet en cause l’accord avec Rosatom. Sévère sécheresse et soupçons de malfaçons fragilisent le projet. Budapest examine son contrat phare avec Moscou, tandis que le coût a déjà doublé.

Le gouvernement hongrois réexamine le projet d’agrandissement de la centrale de Paks . L’accord, signé en 2014 avec le géant russe Rosatom, est dans le viseur. Le prix initial de 12,5 milliards d’euros a déjà doublé, atteignant 24 milliards.

Peter Magyar a vivement critiqué l’avancement des travaux . Le site ne comporterait que « deux grandes fosses en béton » . La mise en service, prévue en 2024, est loin d’être achevée .

Des soupçons pèsent sur Rosatom

Des inquiétudes émergent sur la fiabilité de Rosatom. L’industriel russe est accusé de malfaçons sur un chantier en Égypte . Des défauts dans les dalles de fondation ont été signalés. Rosatom est également épinglé pour « méthodes trompeuses » et « violations de la sûreté ».

Une dépendance énergétique critique

La Hongrie dépend du nucléaire pour 40 % de son électricité. La sécheresse a réduit la production de Paks à 10 %, exposant la vulnérabilité du site. Le nouveau gouvernement veut clarifier les conditions financières. Toutes les options, y compris le remplacement de Rosatom, sont envisagées.

Aristide HAZOUME

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