États-Unis : Expulsions de Mexicains vers des pays tiers

 États-Unis : Expulsions de Mexicains vers des pays tiers

Près de 2 300 Mexicains ont été expulsés vers le Guatemala en 2026. Des dizaines d’autres ont été envoyés au Honduras. L’administration Trump contourne les règles de l’asile.

Les États-Unis normalisent les expulsions de Mexicains vers des pays d’Amérique centrale. Depuis avril, ces déportations via des « pays tiers » ont fortement augmenté . Le président guatémaltèque, Bernardo Arévalo, qualifie ces transferts « d’escales de transit » . Les migrants arrivent en avion au Guatemala ou au Honduras. Ils sont ensuite rapatriés en bus vers le Mexique, à la frontière sud . Cette procédure coûte plus cher que les expulsions directes vers le Mexique.

Un contournement légal contesté

Les États-Unis ne peuvent légalement pas expulser des demandeurs d’asile. Ils ne peuvent pas non plus les renvoyer vers un pays dangereux. L’administration Trump utilise ces accords bilatéraux pour contourner le droit . Une trentaine de pays, principalement en Amérique et en Afrique, acceptent ces expulsés . Ces accords, souvent opaques, visent à dissuader les migrants. Une « stratégie du découragement » qui envoie les personnes expulsées toujours plus loin . Les organisations civiles y voient une pression sur le gouvernement mexicain.

Tensions diplomatiques entre Mexico et Washington

Le Mexique subit une pression constante sur les questions migratoires et sécuritaires. En juillet, la présidente Claudia Sheinbaum a annoncé des plaintes pénales. Dix-sept Mexicains sont morts en détention ou lors d’opérations de l’ICE . Mexico dénonce ces décès et réclame des enquêtes .

Pourtant, le Mexique se dit prêt à accueillir ses ressortissants. Le pays reçoit aussi des expulsés d’autres nationalités, comme des Cubains ou des Vénézuéliens. Environ 20 000 personnes sont concernées, selon l’association Third Country Deportation Watch . Ces migrants sont envoyés au sud du Mexique, dans les États du Chiapas ou du Tabasco. Sans perspectives, ils se retrouvent coincés dans une situation précaire .

Aristide HAZOUME

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