Cap-Vert : Scrutin décisif pour Ulisses Correia e Silva
Les Cap-Verdiens se sont rendus aux urnes dimanche pour renouveler les 72 sièges de l’Assemblée nationale. Le Premier ministre sortant, Ulisses Correia e Silva, brigue un troisième mandat dans un scrutin très disputé.
Plus de 416 000 électeurs étaient inscrits sur les listes électorales. Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures locales. Cinq partis politiques nationaux participent à cette élection législative. Ulisses Correia e Silva, à la tête du Mouvement pour la démocratie (MpD), espère conserver le pouvoir. Son parti dirige le pays depuis 2016. La majorité absolue nécessite au moins 37 sièges au Parlement.
Une bataille serrée entre les principaux partis
Le principal adversaire du gouvernement reste le PAICV (Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert), dirigé par Francisco Carvalho. Après dix années d’opposition, le PAICV veut reprendre le pouvoir. Le parti contrôle actuellement plusieurs municipalités stratégiques du pays. La campagne électorale s’est concentrée sur l’emploi des jeunes, la pauvreté et le coût de la vie. Le MpD promet une croissance économique plus forte et défend sa stabilité politique et institutionnelle.
Un système politique parlementaire et semi-présidentiel
Au Cap-Vert, le chef du gouvernement est issu du parti majoritaire au Parlement. Le président José Maria Neves conserve un rôle d’arbitre institutionnel. Le Cap-Vert demeure l’une des démocraties les plus stables d’Afrique occidentale. L’archipel d’environ 550 000 habitants, situé à 600 kilomètres des côtes sénégalaises, connaît des élections apaisées depuis 1991. Pourtant, le chômage des jeunes reste une préoccupation majeure, et les autorités cherchent à réduire les inégalités sociales persistantes. Les résultats définitifs sont attendus après le dépouillement national. Ce scrutin pourrait redessiner l’équilibre politique cap-verdien. Les autorités préparent déjà l’élection présidentielle prévue en novembre 2026.
Aristide HAZOUME
