RDC : Le M23 s’éloigne désormais d’Uvira
Le groupe armé AFC/M23 poursuit son retrait au Sud-Kivu. Ce repositionnement intervient après des pressions diplomatiques américaines en faveur d’une désescalade rapide.
Le groupe armé AFC/M23 s’est retiré de plusieurs localités du Sud-Kivu, une zone qu’il occupait depuis janvier 2026. Ce retrait concerne notamment les localités de Sange, Nyakabere et Luberizi. Selon plusieurs témoins, les combattants ont quitté ces positions dimanche soir et poursuivent leur repli vers le nord de la province. L’armée congolaise a confirmé le départ des éléments du groupe armé et annoncé son propre retour dans ces localités stratégiques. Ce retrait fait suite aux pressions exercées par les États-Unis, qui exigeaient un éloignement des combattants autour de la cité d’Uvira, prise par le mouvement en décembre 2025.
Washington accentue la pression diplomatique régionale
Le département d’État américain réclame le respect du cessez-le-feu régional et appelle à une désescalade immédiate des tensions. Selon des sources sécuritaires, les rebelles se trouveraient désormais à Luvungi, localité située à environ 65 kilomètres au nord d’Uvira. Le groupe AFC/M23 parle toutefois d’un simple « repositionnement stratégique » et affirme soutenir les efforts régionaux de paix dans l’est congolais. Un responsable rebelle évoque un « acte de bonne foi » envers les médiateurs, conforme aux engagements pris lors des récentes discussions diplomatiques.
Retour progressif aux positions militaires de fin 2025
Avant la prise d’Uvira, les combattants occupaient déjà plusieurs zones septentrionales. Le groupe affirme revenir vers ses anciennes positions de 2025. Cette progression avait fortement tendu les relations régionales ces derniers mois. Kinshasa accuse toujours Kigali de soutenir activement les rebelles dans l’est de la RDC, des accusations que le Rwanda rejette régulièrement. Plusieurs médiations africaines et internationales sont en cours. La situation sécuritaire demeure fragile dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, et les populations civiles craignent toujours une reprise rapide des affrontements.
Aristide HAZOUME
