Grâce présidentielle au Sénégal : Le journaliste René Capin Bassène libéré

 Grâce présidentielle au Sénégal : Le journaliste René Capin Bassène libéré

Le journaliste sénégalais René Capin Bassène a été libéré ce jeudi 28 mai 2026. Mais, il bénéficie d’une grâce présidentielle accordée à l’occasion de la Tabaski 2026. Cette mesure, qui s’inscrit dans un contexte d’apaisement national, concerne 105 détenus.

Affaire de Boffa-Bayotte et condamnation

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, René Capin Bassène reste associé à l’affaire dite de Boffa-Bayotte. Mais, les faits remontent au 6 janvier 2018, en Casamance, région sud du Sénégal : quatorze personnes accusées de trafic de bois ont été tuées dans une forêt. L’enquête judiciaire a suscité de fortes tensions dans l’opinion publique locale, et le dossier est devenu l’un des plus sensibles de la justice sénégalaise. Plusieurs organisations de presse ont suivi de près cette affaire controversée. La condamnation du journaliste avait provoqué de nombreuses réactions, tant nationales qu’internationales, et le procès avait mobilisé l’attention particulière des autorités judiciaires. René Capin Bassène a toujours nié toute implication dans les faits qui lui sont reprochés.

Grâce présidentielle et réactions publiques

La grâce présidentielle a été accordée dans le cadre de la tradition de clémence observée chaque année au Sénégal pour la Tabaski. Au total, 105 détenus ont ainsi bénéficié d’une libération exceptionnelle. Les autorités évoquent une volonté de renforcer la cohésion sociale nationale. La libération de Bassène suscite déjà de nombreuses réactions en Casamance. Certains habitants saluent une décision d’apaisement dans une zone encore fragile, tandis que d’autres appellent à poursuivre la recherche de la vérité sur les événements de Boffa-Bayotte. Le débat reste vif entre exigence de justice et souhait de réconciliation nationale.

Des observateurs estiment que cette mesure pourrait favoriser un climat d’apaisement. La presse sénégalaise continue de suivre les suites de cette libération importante, et des organisations de défense des droits humains appellent à la vigilance, réclamant un suivi rigoureux du dossier malgré la grâce présidentielle. La Casamance reste marquée par des enjeux sécuritaires et économiques majeurs. La décision présidentielle intervient dans un contexte politique de réconciliation nationale, mais les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles suites du dossier. L’opinion publique, elle, demeure partagée entre justice et réconciliation.

Aristide HAZOUME 

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