Burkina Faso : L’ONU ferme son bureau des droits humains fin novembre

 Burkina Faso : L’ONU ferme son bureau des droits humains fin novembre

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme quittera définitivement le Burkina Faso d’ici le 30 novembre 2026. Une décision provoquée par la suspension indéfinie de ses activités, décidée par les autorités de Ouagadougou. Malgré plusieurs mois de négociations, aucun accord n’a pu être trouvé. La fermeture met fin à une présence onusienne de longue date dans le pays.

L’ONU acte la rupture après l’échec des pourparlers

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a officialisé la fermeture de son bureau burkinabè le 2 juillet 2026. L’annonce émane du Haut-Commissaire Volker Türk. Le retrait doit être effectif au plus tard le 30 novembre prochain. Il fait suite à la suspension des opérations du bureau, imposée par le gouvernement burkinabè.

Volker Türk a dit son « profond regret ». Il a souligné que des mois de discussions n’ont débouché sur aucun compromis. L’ONU juge désormais impossible de poursuivre sa mission dans ces conditions. Présent depuis plusieurs années au Burkina Faso, le bureau accompagnait les autorités locales. Il œuvrait pour la promotion des droits humains, le suivi des violations, l’assistance technique et la coopération institutionnelle.

Une suspension décidée par Ouagadougou

La suspension des activités du bureau onusien a été déclenchée par des prises de position publiques de Volker Türk. Le Haut-Commissaire avait appelé les autorités à préserver l’espace civique et les libertés fondamentales. Le gouvernement burkinabè a estimé que ces déclarations portaient atteinte à sa souveraineté. Il a immédiatement suspendu les opérations du bureau, pour une durée indéterminée.

Avant cette annonce, le coordonnateur résident par intérim de l’ONU avait averti Ouagadougou de l’application des clauses de l’accord de siège. Ce texte prévoit la fermeture automatique des bureaux en cas de suspension prolongée. La fermeture marque un tournant dans les relations entre le Burkina Faso et le système onusien. Elle met un terme à la présence permanente du Haut-Commissariat dans le pays. Elle n’exclut toutefois pas de futures formes de coopération entre les deux parties.

Aristide HAZOUME 

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