Ebola en RDC franchit le cap des 400 morts
L’épidémie d’Ebola s’aggrave en République démocratique du Congo. Le bilan officiel atteint désormais 438 décès pour 1 406 cas confirmés. Face à une propagation qui gagne l’est du pays, les autorités sanitaires et l’OMS déclenchent une alerte maximale.
Le seuil critique des 400 décès franchi
La RDC traverse sa pire flambée épidémique de l’année. L’Institut national de santé publique (INSP) recense 438 morts et 1 406 cas confirmés au 30 juin 2026. Le taux de létalité s’élève à 31,2 %.L’épidémie, déclarée le 15 mai, reste concentrée dans l’Ituri. Elle s’étend désormais aux provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Actuellement, 609 patients sont hospitalisés ou isolés. Près de 192 personnes ont été déclarées guéries. Les enquêtes épidémiologiques s’intensifient. Le suivi des contacts se heurte toutefois à des difficultés logistiques et sécuritaires dans les zones rurales.
L’OMS et les autorités face à une souche sans vaccin
L’Organisation mondiale de la Santé renforce son appui technique et opérationnel. Elle concentre ses efforts sur la surveillance, la recherche des contacts et la prise en charge des cas.Cette épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola. Aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’existe contre cette variante. Des essais cliniques sont en cours pour évaluer plusieurs candidats, mais aucun n’est encore disponible en urgence.
L’OMS alerte également sur les risques de propagation vers les pays voisins. Elle aide le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda à se préparer à d’éventuels cas importés.Sur le terrain, les campagnes de sensibilisation communautaire se multiplient. Les autorités insistent sur le signalement immédiat des cas suspects et le respect strict des gestes barrières. La riposte repose désormais sur une coopération internationale accrue pour briser les chaînes de transmission.
Aristide HAZOUME
