Burkina Faso : La junte dissout 118 associations de la société civile

 Burkina Faso : La junte dissout 118 associations de la société civile

Au Burkina Faso, les autorités militaires ont dissous 118 associations. Cette décision marque une nouvelle étape dans le durcissement du régime. Selon un communiqué officiel publié ce mercredi 15 avril 2026 , toutes ces organisations sont désormais interdites. Elles opéraient principalement dans la défense des droits humains et l’action citoyenne. Par conséquent, leurs activités sont suspendues sur l’ensemble du territoire national.

Depuis le coup d’État de 2022, le capitaine Ibrahim Traoré dirige le pays. Son régime a progressivement restreint l’espace civique. Ainsi, ONG, syndicats et mouvements citoyens font face à des mesures de plus en plus strictes. En juillet 2025, une loi encadrant les organisations civiles a été adoptée. Elle impose des conditions plus rigoureuses de fonctionnement. De ce fait, plusieurs structures ont vu leurs autorisations retirées. En un mois, 21 organisations ont été radiées. Par ailleurs, 10 autres ont écopé d’une suspension de trois mois. Les autorités invoquent principalement des irrégularités administratives.

Mise en garde des autorités et sanctions annoncées

Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a rappelé l’obligation de conformité. Il a invité les responsables concernés à respecter la législation en vigueur. En conséquence, toute infraction pourrait entraîner des sanctions. « Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues », a-t-il déclaré. Cette mise en garde vise à renforcer l’application stricte des nouvelles règles.

Dans ce contexte, l’espace civique burkinabé continue de se réduire. Les organisations concernées doivent désormais cesser toute activité immédiatement. Ainsi, le paysage associatif du pays connaît une transformation rapide. Enfin, cette décision s’inscrit dans une série de mesures sécuritaires et politiques. Elle reflète la volonté des autorités de renforcer leur contrôle institutionnel. Par conséquent, les acteurs de la société civile font face à un environnement plus contraignant.

Aristide HAZOUME 

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