Bombardement au Zamfara : L’armée nigériane rejette les accusations
L’armée nigériane conteste fermement les accusations d’Amnesty International. L’ONG dénonce la mort de plus de cent civils lors d’un bombardement. L’ONU exige désormais une enquête indépendante. Les frappes ont eu lieu le 10 mai dans l’État de Zamfara.
L’armée qualifie les informations de « trompeuses » et de « non vérifiées ». Le porte-parole militaire Michael Onoja assure qu’aucune preuve crédible de pertes civiles n’existe. Selon lui, les frappes visaient un site terroriste. Plusieurs combattants ont été neutralisés. L’incident se serait produit sur un marché très fréquenté. Cette région subit des violences armées récurrentes. Des groupes criminels y attaquent régulièrement les populations civiles.
Amnesty International accuse l’armée nigériane
L’organisation maintient ses accusations contre les forces armées. Elle affirme que les victimes étaient surtout des commerçants et des habitants. La frappe a touché une zone civile densément peuplée. Amnesty réclame des investigations transparentes et des poursuites. Elle estime que les autorités doivent mieux protéger les civils. Ces accusations surviennent après d’autres incidents au lac Tchad. Des pêcheurs auraient été tués lors d’opérations conjointes avec le Tchad. Les armées concernées disent combattre des groupes jihadistes.
L’ONU demande une enquête indépendante
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme appelle à une enquête impartiale. Volker Türk exige des investigations rapides et approfondies. L’ONU souhaite établir les responsabilités exactes. Les autorités nigérianes n’ont pas encore annoncé d’enquête officielle indépendante. Le Nigeria fait face à une insécurité persistante depuis des années. Les groupes armés ciblent villages, marchés et axes routiers. Les organisations humanitaires dénoncent régulièrement les conséquences civiles des opérations militaires.
Aristide HAZOUME
