Nigeria : L’armée rend hommage aux soldats tués au combat
L’armée nigériane a inhumé, mercredi, le brigadier-général Oseni Braimah et plusieurs soldats, tués lors d’une attaque djihadiste dans l’État de Borno. La cérémonie s’est déroulée au cimetière militaire de Maiduguri, en présence du gouverneur de Borno et du ministre de la Défense. Le chef d’état-major, Christopher Musa, a salué leur engagement et appelé à intensifier les opérations contre les groupes armés, insistant sur la poursuite de la mission engagée.
Les faits remontent au 9 avril 2026, lorsque des positions militaires ont été ciblées à Benisheikh, une zone située sur l’axe stratégique Maiduguri–Damaturu. Des combattants liés à Boko Haram et à l’ISWAP sont suspectés. Depuis plusieurs mois, les attaques se multiplient dans la région.
Frappes aériennes au cœur des tensions
Parallèlement, une frappe aérienne à Jilli suscite la controverse. Plusieurs sources évoquent un bilan dépassant cent morts, d’autres estimations avançant un nombre encore plus élevé. Cependant, ces chiffres restent difficiles à confirmer. L’armée affirme avoir ciblé une base terroriste, décrivant la zone comme un bastion logistique des insurgés.
Défense ferme des autorités militaires
Christopher Musa défend fermement l’opération militaire. Il affirme que la zone était interdite aux civils, et que toute présence relevait d’un soutien aux groupes armés. Il exclut toute bavure et rejette les accusations. Toutefois, des ONG contestent cette version officielle. Des témoins évoquent une frappe sur un marché civil. Face aux critiques, une enquête a été annoncée. Les Nations unies appellent à protéger les populations.
Une situation sécuritaire toujours fragile
Le nord-est du Nigeria reste en proie à l’insurrection. Les opérations militaires se poursuivent avec des partenaires internationaux. Cependant, les tensions persistent entre sécurité et protection des civils.
Aristide HAZOUME
