Retrait américain d’Irak : Désarmement des milices reporté

 Retrait américain d’Irak : Désarmement des milices reporté

Les derniers soldats américains ont quitté l’Irak le 30 septembre 2026. Bagdad a fixé au 30 juin 2027 le désarmement des groupes armés pro-iraniens. Ces factions refusent tout calendrier.

Un retrait américain historique

Le Pentagone a annoncé mercredi la fin du retrait des troupes américaines d’Irak. Les derniers soldats ont quitté la base aérienne d’Erbil, au Kurdistan irakien. Cette décision met fin à plus de deux décennies de présence militaire américaine. La coalition internationale a officiellement achevé sa mission le 30 septembre 2026. Elle était déployée depuis 2014 pour lutter contre le groupe État islamique. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a salué « une nouvelle ère de souveraineté ». Le porte-parole du Pentagone a qualifié le retrait d’« ordonné ». Washington promet de poursuivre sa coopération bilatérale.

Un désarmement repoussé à juin 2027

Le Premier ministre irakien a fixé jeudi une nouvelle échéance. Le désarmement des groupes armés échappant au contrôle de l’État doit s’achever au 30 juin 2027. « Le 1er octobre marque le point de départ », a déclaré Ali al-Zaïdi. « Toute action militaire hors du contrôle de l’État est proscrite. » L’accord de 2024 prévoyait ce désarmement comme contrepartie du départ américain. Certains groupes ont déposé les armes. Les plus puissants refusent. Les factions pro-iraniennes ont déclaré mercredi n’être liées par « aucun calendrier ». Le porte-parole des Kataeb Hezbollah, Jaafar al-Husseini, a confirmé des discussions sur la « régulation » des armes. Mais il affirme n’avoir reçu « aucune réponse du gouvernement ».

Téhéran, l’obstacle de fond

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont salué « une victoire historique ». Ils réclament désormais un retrait américain total du Moyen-Orient. Mais Téhéran acceptera difficilement le désarmement de son « Axe de la résistance ». Les autorités irakiennes se disent convaincues que l’Iran ne cédera pas. Certains responsables redoutent au contraire que les factions ne sortent renforcées. Le pays pourrait être entraîné plus profondément dans le conflit régional.

Aristide HAZOUME

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