RDC : L’ADF frappe Cantine-Aloya, au moins 33 morts
Une attaque attribuée aux ADF a visé Cantine-Aloya, dans le territoire de Beni, dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre 2026. Au moins 33 civils ont été tués, selon la société civile locale. L’armée a déployé des renforts et poursuit les assaillants.
Un assaut nocturne aux conséquences humanitaires graves
Les assaillants ont attaqué vers 23 heures, heure locale. Ils ont ciblé les quartiers de Lubumbashi, Kananga et Yambi-Yaya. Les victimes ont été tuées par balle, à la machette ou brûlées. Une soixantaine de maisons et commerces ont été incendiés. Un poste de santé a également été détruit. L’attaque a provoqué la fuite de patients d’un hôpital voisin. Un cas confirmé d’Ebola et cinq cas suspects figurent parmi les fuyards. Le Nord-Kivu concentre la moitié des nouvelles infections du pays. Plus de 10 000 cas et 5 000 décès ont été recensés depuis mai 2026.
Une deuxième attaque en une semaine dans la région
Mardi 3 novembre, le village de Maikengu, dans le territoire de Lubero, avait déjà été visé. Plus de 40 maisons et trois motos y avaient été incendiées. Aucune perte humaine n’avait été signalée. Ces attaques interviennent malgré l’opération Shujaa, lancée en novembre 2021. Cette offensive conjointe RDC-Ouganda n’a pas neutralisé les ADF. Le groupe affilié à l’État islamique reste actif au-delà de son bastion de Beni. Les observateurs signalent une dispersion des combattants vers Lubero et l’Ituri.
Aristide HAZOUME
