Marche anti-immigrés en Afrique du Sud le 30 juin

 Marche anti-immigrés en Afrique du Sud le 30 juin

À cinq jours de la mobilisation, les organisations anti-immigration maintiennent leur appel à une « grande marche » le 30 juin. Elles réclament un renforcement des contrôles frontaliers et promettent le calme, dans un climat marqué par trois décès d’étrangers depuis janvier.

Les organisateurs réclament des mesures fermes sans violence

Une coalition d’une vingtaine d’organisations s’est exprimée jeudi à Johannesburg. March and March et Operation Dudula figurent parmi les meneurs. Des marches simultanées sont prévues dans plusieurs villes du pays. Les responsables veulent accentuer la pression sur les autorités. Ils exigent des actions concrètes contre l’immigration illégale. Ils demandent aussi une surveillance accrue des frontières nationales. Face aux craintes de débordements, la coalition a rejeté toute forme de violence. Musa KaHlongwa, dirigeant de United South Africans, a lu une déclaration commune. Il a assuré qu’aucune violence ni pillage ne serait toléré au nom du mouvement. Cette promesse intervient dans un contexte sensible. Depuis janvier, deux Mozambicains et un Malawien ont perdu la vie lors d’incidents liés à des mouvements anti-sans-papiers.

Les autorités se préparent avant l’échéance du 30

Le ministère de la Police élabore un dispositif de sécurité renforcé. Une coordination avec plusieurs sociétés privées est également en cours. Jacinta Ngobese-Zuma, dirigeante de March and March, maintient la pression. Elle appelle le gouvernement à expulser davantage d’étrangers en situation irrégulière. Selon elle, la date du 30 juin doit inciter les personnes concernées à quitter volontairement le territoire.

Des représentants du parti MK, proche de l’ancien président Jacob Zuma, ont affiché leur soutien à l’initiative. Les manifestations se multiplient depuis plusieurs semaines dans le pays. L’ultimatum lancé aux sans-papiers ne repose toutefois sur aucun fondement légal. Première économie africaine, l’Afrique du Sud reste une destination prisée pour les travailleurs du continent, qu’ils soient en situation régulière ou non.

Aristide HAZOUME 

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