Madagascar : Arrestations de militants de la Génération Z, la société civile s’alarme
À Madagascar, l’arrestation de jeunes militants du mouvement « Génération Z » inquiète vivement la société civile et relance le débat sur les libertés publiques.
Le 12 avril, quatre activistes ont été interpellés à Antananarivo, après un rassemblement dans la capitale qui dénonçait la gouvernance et appelait à des réformes. Placés en détention préventive, ils sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’État, trouble à l’ordre public et association de malfaiteurs. Deux d’entre eux ont depuis été libérés, mais les deux autres restent incarcérés.
Les conditions de leur arrestation sont contestées. Les avocats dénoncent des interpellations brutales, menées par des individus cagoulés à bord de véhicules non identifiés, ainsi que des irrégularités de procédure. Selon eux, les droits de la défense n’ont pas été pleinement respectés.
La société civile réagit fermement. Plusieurs ONG dénoncent des détentions arbitraires et alertent sur un durcissement du climat politique. Elles appellent au respect des libertés fondamentales. De son côté, la présidence malgache se défend : elle affirme ne pas intervenir dans ce dossier et rappelle l’indépendance de la justice. Cette affaire relance un débat essentiel sur la liberté d’expression et la place des jeunes dans la vie politique à Madagascar.
Aristide HAZOUME
