Europe : Les contrôles biométriques se durcissent aux frontières
Les voyageurs non européens font face à des contrôles renforcés depuis dimanche. La flexibilité accordée pendant l’été aux frontières a pris fin.
Le système européen d’entrée/sortie fonctionne pleinement depuis avril dernier. Il concerne les ressortissants non européens séjournant brièvement dans 29 pays. L’EES remplace le tampon papier par un enregistrement numérique complet. Passeport, empreintes digitales et photo du visage sont désormais collectés. Durant l’été, certains États pouvaient suspendre temporairement cette collecte. Cette souplesse permettait de limiter les files d’attente excessives. Cet assouplissement a officiellement expiré le 6 septembre. La Commission européenne a refusé de prolonger cette mesure. Le secteur aérien réclamait pourtant un report jusqu’à l’hiver. L’IATA jugeait le système encore insuffisamment préparé techniquement. Plusieurs aéroports européens ont déjà connu de longues attentes. Cracovie, Lisbonne, Milan et Rome ont enregistré jusqu’à trois heures. Certains passagers ont manqué leur correspondance durant l’été. Seuls le Portugal et la Suède disposent d’une application dédiée.
Des délais accrus pour les voyageurs africains
Les voyageurs africains devront fournir leurs données lors de leur premier passage. L’enregistrement s’effectue aux bornes automatiques ou auprès des agents. Les trajets suivants devraient ensuite être traités plus rapidement. Le dossier biométrique déjà créé accélère les vérifications ultérieures. L’Union européenne défend un objectif de sécurité renforcée aux frontières. Le dispositif vise aussi à repérer les séjours irréguliers prolongés. Il doit également limiter l’usage de documents de voyage falsifiés. Neuf États membres avaient demandé le maintien de la flexibilité. La Suisse s’était jointe à cette requête adressée à Bruxelles. Les autorités reconnaissent un risque de ralentissement persistant. Certains pays pourraient toutefois appliquer les règles avec souplesse. Les voyageurs sont invités à prévoir davantage de temps.
Aristide HAZOUME
