Bangladesh-Chine : Une zone économique stratégique lancée
Le Bangladesh et la Chine ont posé la première pierre de leur zone économique spéciale à Chittagong. Ce projet intergouvernemental, retardé depuis 2014, promet 500 millions de dollars d’investissements et 100 000 emplois. Une bouffée d’oxygène pour Dacca, en quête de relance.
Le chantier de la Chinese Economic and Industrial Zone (CEIZ) a officiellement débuté lundi 27 juillet à Anwara, près de Chittagong . Le projet, couvrant 800 acres, était en suspens depuis plus de dix ans . La récente visite du Premier ministre Tarique Rahman en Chine a débloqué la situation .
Financé par un prêt de 2 467 crores de taka de la banque Exim chinoise, la zone vise à attirer des investissements de haute technologie . Le ministre des Finances, Amir Khasru Mahmud Chowdhury, a sollicité des investissements dans les puces électroniques et les équipements médicaux . L’ambassadeur chinois Yao Wen a confirmé l’intérêt d’une centaine d’entreprises .
Un atout pour l’économie bangladaise
Ce projet devrait créer plus de 100 000 emplois directs et indirects, un enjeu crucial pour le pays . La localisation stratégique de la zone, à proximité du port de Chittagong et de l’aéroport, offre une connectivité logistique exceptionnelle . L’objectif affiché est de faire de cette zone un hub industriel moderne, contribuant à l’objectif d’une économie à 1 000 milliards de dollars d’ici 2034 .
L’inauguration marque une avancée majeure pour les relations bilatérales. Pékin voit dans ce projet un levier pour sécuriser ses chaînes d’approvisionnement. Ce partenariat intervient alors que le Bangladesh cherche à équilibrer son positionnement entre la Chine et l’Inde, après avoir récemment transféré à Pékin le développement de la zone de Mongla .
Aristide HAZOUME
