Mark Carney veut un rapprochement stratégique avec l’UE
Le Premier ministre canadien Mark Carney sera, mercredi 16 septembre 2026, le premier chef de gouvernement étranger à assister au discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen. Il s’exprimera devant les eurodéputés le lendemain.
Cette visite s’inscrit dans un rapprochement stratégique inédit. Ottawa cherche un partenaire fiable face aux tensions commerciales avec Washington. Selon le Wall Street Journal, des discussions portent sur un statut de « membre associé » de l’UE.
Un partenariat axé sur les secteurs stratégiques
Les deux parties négocient la libre circulation des biens, services et travailleurs canadiens. Les secteurs concernés sont l’énergie, l’intelligence artificielle, la défense et les minéraux critiques. Des projets d’infrastructures communes sont envisagés, notamment des câbles sous-marins et des centres de données. Mark Carney a multiplié les échanges avec les dirigeants européens, dont Emmanuel Macron. Une rencontre est prévue le 20 septembre à Saint-Pierre-et-Miquelon. Un sondage d’avril 2026 indique que 58% des Canadiens souhaitent étudier une adhésion à l’UE.
Des obstacles politiques et économiques
Une adhésion formelle reste improbable. Les traités européens réservent l’adhésion aux États européens. Le CETA, accord de libre-échange signé en 2016, n’est toujours pas ratifié par dix pays de l’UE, dont la France. Les exportations canadiennes vers l’UE ne représentent que 5% du total, contre 70% vers les États-Unis.
Aristide HAZOUME
