Russie : Moscou soutient une présence africaine accrue à l’ONU

 Russie : Moscou soutient une présence africaine accrue à l’ONU

La Russie affirme soutenir une réforme de l’ONU. Moscou veut renforcer la participation africaine. Sergueï Lavrov a défendu cette position à Addis-Abeba. Une déclaration qui relance le débat international.

Le chef de la diplomatie russe s’est exprimé. Il a rencontré des responsables africains en Éthiopie. Lavrov estime nécessaire de moderniser le Conseil de sécurité. Il plaide pour une représentation plus équilibrée. L’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine sont visées. Le système actuel date de 1945. Cinq membres permanents possèdent le droit de veto. Il s’agit des États-Unis, de la Russie, de la Chine. La France et le Royaume-Uni complètent ce groupe.

 L’Afrique réclame une réforme depuis des décennies

L’Union africaine défend une représentation permanente. Le continent demande une meilleure prise en compte. Son poids démographique et politique est immense. Plusieurs dirigeants africains soutiennent cette revendication. António Guterres, secrétaire de l’ONU, est favorable. Il a appuyé une place renforcée pour l’Afrique. Mais les obstacles diplomatiques restent nombreux. Les États membres ne trouvent pas d’accord. La forme de la réforme divise profondément. Certains pays redoutent de perdre leur influence. Le veto demeure un point sensible. Toute modification nécessite un consensus large.

Moscou dénonce l’héritage colonial persistant

Lavrov a aussi critiqué les anciennes puissances coloniales. Il affirme qu’elles exploitent toujours les ressources. Certains pays continuent de profiter du continent. La Russie propose un partenariat différent. Moscou mise sur la souveraineté des États africains. La coopération économique et diplomatique se renforce. La Russie multiplie les accords avec l’Afrique. Elle présente cette approche comme respectueuse. Les dirigeants africains apprécient ce discours. Mais certains observateurs restent prudents. Ils y voient une stratégie géopolitique russe. La compétition avec l’Occident s’intensifie.

Le système international doit évoluer, selon Moscou. La Russie appelle à un monde plus équilibré. La réforme de l’ONU est une priorité affichée. Les pays africains soutiennent majoritairement cette idée. Ils veulent peser dans les décisions mondiales. Le Conseil de sécurité doit refléter la réalité. L’Afrique représente un quart des membres de l’ONU. Sa voix reste pourtant marginalisée. La question divise les grandes puissances. Chacun défend ses intérêts stratégiques. Le débat est loin d’être tranché. Les prochaines années seront décisives. La diplomatie russe joue sa crédibilité. L’avenir du multilatéralisme est en jeu.

Aristide HAZOUME

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