Côte d’Ivoire : La Commission électorale indépendante historique dissoute
Le gouvernement ivoirien a annoncé la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). La décision a été prise le mercredi 6 mai 2026 en Conseil des ministres. Les autorités promettent la mise en place d’un nouveau mécanisme électoral plus crédible et consensuel avant les prochaines échéances politiques.
Le gouvernement acte une réforme électorale majeure
La Côte d’Ivoire tourne une page importante de son histoire électorale. Le gouvernement a officiellement dissous la Commission électorale indépendante, créée en 2001. L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres. Selon l’exécutif ivoirien, cette décision répond aux nombreuses critiques formulées contre l’institution. Depuis plusieurs années, des partis politiques dénonçaient son manque d’impartialité. La gestion des listes électorales alimentait également les tensions politiques.
Le gouvernement affirme vouloir instaurer un système électoral plus crédible et rassurant. Amadou Coulibaly évoque un mécanisme capable de garantir des élections apaisées et transparentes. La CEI organisait les élections nationales et les référendums depuis vingt-cinq ans. Elle avait été instaurée après les crises politiques du début des années 2000.
Les réactions politiques saluent une nouvelle étape
L’annonce suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la classe politique ivoirienne. Des responsables de l’opposition saluent une décision favorable au dialogue politique. Jean-Gervais Tchéidé, cadre du PPA-CI de Laurent Gbagbo, évoque une opportunité de relancer les discussions nationales. L’opposition souhaite désormais participer à la création du futur organe électoral. Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, réclame une refondation complète du système électoral. Il appelle à un dialogue politique inclusif pour préserver la stabilité nationale.
Pour l’instant, aucun détail officiel n’a été communiqué sur la nouvelle structure électorale. Le gouvernement prévoit toutefois de nouvelles concertations avec les acteurs politiques et institutionnels. Cette réforme intervient dans un contexte politique sensible, à l’approche des prochaines échéances électorales ivoiriennes.
Aristide HAZOUME
