Bruxelles rejette les nouvelles accusations américaines d’« antisémitisme judiciaire »

 Bruxelles rejette les nouvelles accusations américaines d’« antisémitisme judiciaire »

L’ambassadeur américain en Belgique, Bill White, relance la polémique diplomatique. Washington accuse la justice belge d’antisémitisme après des poursuites visant deux circonciseurs juifs à Anvers. Le gouvernement belge dénonce des propos « caricaturaux » dans un contexte diplomatique déjà tendu avec Israël.

Une affaire judiciaire provoque une crise diplomatique

La tension monte entre Bruxelles, Washington et Tel-Aviv autour d’une affaire judiciaire sensible. Le parquet d’Anvers réclame un procès contre deux mohalim (spécialistes juifs de la circoncision rituelle). Ils sont poursuivis pour « coups et blessures volontaires » et « exercice illégal de la médecine ». L’affaire repose sur une plainte déposée par un rabbin d’Anvers. Celui-ci évoque plusieurs contaminations de nourrissons après des circoncisions traditionnelles. Les autorités judiciaires belges ont ouvert une enquête sanitaire et pénale.

L’ambassadeur américain à Bruxelles, Bill White, accuse désormais la justice belge d’« enquête antisémite ». Il affirme que l’administration Trump condamne cette procédure judiciaire. Dès le mois de février, ces déclarations avaient déjà provoqué une réaction officielle de la Belgique. Le ministère belge des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur américain après ses premières accusations.

Israël soutient Washington face aux autorités belges

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, soutient désormais la position américaine. Il estime que cette procédure vise « une pierre angulaire de la foi juive ». Le gouvernement belge rejette fermement ces accusations. Le chef de la diplomatie belge juge les déclarations américaines « déplacées » et « caricaturales ». Bruxelles insiste sur l’indépendance de sa justice.

Cette controverse intervient dans un climat diplomatique déjà tendu au sein de l’Union européenne. La Belgique soutient plusieurs initiatives européennes visant Israël. Bruxelles réclame notamment des sanctions commerciales liées au conflit à Gaza. Cette nouvelle polémique risque d’accentuer les tensions entre la Belgique, les États-Unis et Israël dans les prochaines semaines.

Aristide HAZOUME 

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