Afrique : Washington restreint les visas de 25 pays du continent
Depuis le 1er janvier 2026, les États-Unis ont durci leurs conditions d’entrée pour les ressortissants de 39 pays, dont 25 nations africaines. Signée par le président Donald Trump, la Proclamation présidentielle 10998 suspend totalement ou partiellement la délivrance de certains visas non-immigrants, invoquant des impératifs de sécurité nationale et de contrôle aux frontières.
Onze pays africains sont frappés d’une suspension totale des visas non-immigrants (tourisme, affaires, études) : Burkina Faso, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Mali, Niger, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud et Soudan.
Quatorze pays subissent des restrictions partielles, avec des conditions plus strictes pour l’obtention de visas temporaires : Angola, Bénin, Burundi, Côte d’Ivoire, Gabon, Gambie, Malawi, Mauritanie, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Togo, Zambie et Zimbabwe.
Autres pays concernés
Hors d’Afrique, la mesure touche notamment l’Afghanistan, l’Iran, la Libye, la Syrie, le Yémen, Haïti, Cuba, le Venezuela et plusieurs îles des Caraïbes et du Pacifique. Les autorités américaines imposent désormais, pour certains profils, le versement d’une caution financière garantissant le retour du voyageur à l’expiration de son visa.
Conséquences et perspectives
Ces restrictions devraient pénaliser lourdement les étudiants, hommes d’affaires et familles africaines. Selon Washington, une réévaluation est possible si les pays concernés améliorent leurs systèmes de contrôle documentaire et leur coopération avec les États-Unis.
Aristide HAZOUME
