Ultimatum du 15 août en RDC : La C64 menace Tshisekedi
À l’approche de l’échéance du 15 août, la coalition d’opposition C64 maintient la pression sur le président Félix Tshisekedi. Elle exige la convocation officielle d’un dialogue national inclusif. Faute de quoi, elle promet des manifestations et n’exclut pas la désobéissance civile.
La coalition C64 a fixé un ultimatum au 15 août 2026. Elle réclame au chef de l’État une ordonnance présidentielle pour convoquer le dialogue national. Ce dialogue avait été annoncé le 17 juillet, après une rencontre avec les confessions religieuses.
En échange, la C64 avait reporté sa marche du 22 juillet à Kinshasa. Mais le temps des promesses est révolu, prévient l’opposition. « Nous allons appeler le peuple congolais à s’assumer », a déclaré Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République. Le gouvernement récuse la notion d’ultimatum. Le porte-parole Patrick Muyaya a affirmé que le président « a son timing, son calendrier ». L’ordonnance tant attendue se fait toujours attendre.
Un contexte judiciaire tendu
La tension est montée d’un cran le 28 juillet. La Cour constitutionnelle a validé la loi sur l’organisation du référendum. Elle ouvre la voie à un possible changement de la Loi fondamentale. Pour la C64, c’est une « haute trahison » et un « complot contre l’ordre constitutionnel ». La coalition dénonce une « rébellion judiciaire ». Elle craint un troisième mandat pour Félix Tshisekedi, actuellement à son second mandat.
Une mobilisation maintenue
Les cinq principaux leaders (Fayulu, Katumbi, Kabund, Matata Ponyo, Sesanga) se réuniront le 15 août. Ils doivent annoncer la suite des actions si leurs exigences ne sont pas satisfaites. L’inclusivité du dialogue reste un point de discorde. L’opposition veut y associer des rebelles comme l’AFC/M23. Le pouvoir s’y oppose, privilégiant le processus de Doha.
Aristide HAZOUME
