Sommet UE-Canada : Vers une alliance stratégique renforcée
Le 21e sommet UE-Canada s’ouvre ce jeudi à Montréal. Commerce numérique, minerais critiques et défense dominent les discussions. Ce rapprochement inédit se déroule sur fond de tensions avec Washington.
Bruxelles et Ottawa franchissent une étape décisive. Le sommet de Montréal doit sceller une « Alliance pour l’avenir ». L’objectif est de sécuriser les chaînes d’approvisionnement et de stimuler les échanges.
Un partenariat économique et numérique ambitieux
Les deux partenaires négocient un accord sur le commerce numérique. Il facilitera les signatures électroniques et les flux de données transfrontaliers. Le Canada a exporté 15 milliards de dollars de services numériques vers l’UE en 2024. Un accord sur les minerais critiques est également en préparation. La Banque européenne d’investissement pourrait financer des projets canadiens. L’Europe cherche à réduire sa dépendance envers la Chine.
Défense et divergences politiques
Le Canada est devenu le premier pays non-européen à rejoindre le programme européen SAFE. Cette initiative soutient l’industrie de défense. Ce partenariat pourrait générer des centaines de millions de dollars.
Cependant, le statut de « membre associé » proposé par Ursula von der Leyen divise. L’Allemagne, la France et l’Italie refusent ce terme. Mark Carney préfère parler d’« alliance pour l’avenir ». Les deux partenaires martèlent que ce rapprochement n’est pas hostile aux États-Unis. Le CETA, accord commercial en vigueur depuis dix ans, reste non ratifié par neuf pays de l’UE.
Aristide HAZOUME
