Niger : 49 voyageurs meurent de soif dans le désert
Quarante-neuf ressortissants nigériens ont perdu la vie dans le désert du nord du Niger après la panne du camion qui les transportait depuis le Mali. Le drame s’est produit près d’Assamaka, dans la région d’Agadez. Les victimes tentaient de rejoindre leurs familles pour célébrer l’Aïd. Information rapportée par RFI.
Un voyage familial tourne au drame près d’Agadez
Le gouvernorat d’Agadez a annoncé la tragédie ce jeudi 04 jun 2026. Les victimes voyageaient depuis Harouba, au Mali voisin. Cette localité est connue pour ses sites d’orpaillage artisanal. Selon les autorités, le camion transportant les passagers s’est égaré dans le désert. Après plusieurs jours de route, le véhicule est tombé en panne. Les voyageurs se sont alors retrouvés bloqués dans une zone isolée. Les températures extrêmes ont aggravé leur situation. Privés d’eau et de ravitaillement, plusieurs passagers ont tenté de survivre dans des conditions particulièrement difficiles.
Deux survivants donnent l’alerte
L’alerte a été donnée par deux survivants. Après plusieurs dizaines de kilomètres de marche, ils ont atteint Assamaka. Informées de la situation, les autorités locales ont rapidement mobilisé une mission de secours. À leur arrivée sur les lieux, les équipes ont découvert les corps de 49 personnes. Les victimes ont été inhumées sur place conformément aux procédures en vigueur. Des images diffusées par le gouvernorat montrent l’ampleur du drame dans cette vaste étendue désertique. Lors du retour de la mission, les secours ont découvert un autre véhicule immobilisé. Soixante passagers se trouvaient à bord depuis plusieurs jours. Ils ont été secourus avant qu’un nouveau drame ne survienne. Les autorités ont souligné les dangers des déplacements dans cette région saharienne. Les longues distances et l’absence de points d’eau augmentent considérablement les risques.
Un couloir migratoire dangereux
La zone d’Assamaka constitue également un important couloir migratoire. Elle est empruntée par des migrants et des voyageurs traversant le Sahara. Chaque année, des incidents similaires sont signalés dans cette partie du désert. Les pannes mécaniques, les erreurs d’orientation et les conditions climatiques extrêmes figurent parmi les principales causes. Le gouvernorat d’Agadez a rappelé le coût humain de ces trajets à travers l’un des environnements les plus hostiles du monde. Ce nouveau drame illustre les difficultés rencontrées par les populations qui empruntent les routes désertiques entre le Niger, le Mali et l’Algérie.
Aristide HAZOUME
