Mali : Assimi Goïta cumule la Défense après la mort du général Camara

 Mali : Assimi Goïta cumule la Défense après la mort du général Camara

Au Mali, le général Assimi Goïta, chef de la Transition, reprend directement le ministère de la Défense. Cette décision intervient après la mort du général Sadio Camara, tué fin avril dans une attaque armée à Kati, bastion militaire près de Bamako.

Le général Assimi Goïta renforce encore son pouvoir exécutif. Un décret officiel, lu à la télévision nationale ORTM, lui confie désormais le portefeuille de la Défense. Il cumule ainsi les fonctions politiques et militaires stratégiques, devenant à la fois chef de l’État, chef suprême des armées et ministre de la Défense.

Cette nomination fait suite à la mort tragique du général Sadio Camara, survenue le 25 avril lors d’une attaque armée visant sa résidence personnelle à Kati, un camp militaire clé. Cet événement a profondément marqué la hiérarchie militaire et suscité des interrogations au sein des troupes. En prenant directement la tête du ministère, Assimi Goïta entend centraliser la chaîne de commandement, préserver la cohésion interne des forces armées et répondre à l’urgence sécuritaire. Plusieurs régions du pays restent en effet sous forte pression de groupes armés, et les autorités font face à des défis persistants, notamment dans les zones stratégiques du centre et du nord du Mali.

Renforcement du commandement militaire

Ce nouveau rôle vise à rassurer et mobiliser les forces de défense. En consolidant son contrôle sur l’armée, le chef de la Transition envoie un signal clair de fermeté face à l’insécurité grandissante. Les récents événements à Kati ont rappelé la vulnérabilité de certaines zones, même proches du pouvoir. Parallèlement, un décret a nommé le général Oumar Diarra, jusqu’alors chef d’état-major général des armées, au poste de ministre délégué à la Défense. Cette nomination renforce l’appareil militaire, car Oumar Diarra possède une solide expérience de terrain. Il a notamment dirigé des zones militaires sensibles, comme Tombouctou, et occupé plusieurs postes clés au sein de l’armée de terre.

Dans les prochains jours, d’autres nominations sont attendues, notamment pour pourvoir le poste de chef d’état-major général des armées, laissé vacant. L’armée malienne entame ainsi une phase de réorganisation structurelle, dans un contexte stratégique délicat où la stabilité nationale reste une priorité absolue.

Aristide HAZOUME

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