Libération de 39 otages en Colombie, deux soldats tués
L’armée colombienne a libéré 39 civils séquestrés par la guérilla de l’ELN dans l’ouest du pays. L’assaut a coûté la vie à deux militaires, alors que la nouvelle administration promet un virage sécuritaire face aux groupes armés illégaux.
Un assaut meurtrier mais victorieux dans le Chocó
Mardi 14 juillet, les forces spéciales ont donné l’assaut. Les 39 otages, capturés par l’Armée de libération nationale (ELN) sur un axe routier du département du Chocó, sont désormais libres. Un mineur figurait parmi les ex-séquestrés, tous des civils voyageant à bord d’un autobus.
Le général Hugo López, commandant des forces militaires, a confirmé le succès de l’opération. Les unités déployées ont rapidement localisé les victimes pour sécuriser leur libération. Mais le bilan humain est lourd : les soldats Elibert Ducuara Mosquera et Jean Carlos Vallejo Vargas ont été tués lors des combats. Le haut commandement a salué leur sacrifice au service de la nation.
L’ELN, dernière guérilla active, face à un durcissement politique
Fondée en 1964, l’ELN demeure la principale guérilla encore active en Colombie. Contrairement aux FARC, elle n’a pas signé l’accord de paix de 2016. Selon la Fondation Ideas para la Paz, elle alignerait encore environ 6 810 combattants en 2025, solidement implantés dans le Chocó, le nord-est et le sud-ouest du pays. Les négociations menées sous l’ère du président sortant Gustavo Petro ont échoué. Elles ont été définitivement rompues après les violents affrontements de janvier 2025 dans le Catatumbo, qui ont fait plus d’une centaine de morts et déplacé des milliers de civils.
Le président élu, Abelardo de la Espriella, affiche déjà sa ligne. Il promet une politique sécuritaire plus ferme et souhaite intensifier les frappes contre les groupes illégaux, afin de rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire colombien.
Aristide HAZOUME
