Le Congrès américain adopte de nouvelles sanctions contre la Russie

 Le Congrès américain adopte de nouvelles sanctions contre la Russie

Le Congrès américain a approuvé, le 16 septembre 2026, un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. La Chambre des représentants a voté le texte par 262 voix contre 159. Ce vote intervient après celui du Sénat, le 7 août, par 86 voix contre 11. Le président Donald Trump doit encore signer le texte pour qu’il devienne loi.

Il s’agit de la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Le texte cible des personnalités russes, des entités et le secteur énergétique. La « flotte fantôme » russe est particulièrement visée pour la première fois par des sanctions américaines. Ces pétroliers transportent environ 80 % du pétrole russe malgré les sanctions occidentales.

New Delhi défie les menaces tarifaires

Le texte donne au président américain le pouvoir d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 100 %. Ces taxes viseraient les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes. La Chine et l’Inde sont les premières concernées. New Delhi a réagi avec fermeté. « Nous continuerons à nous approvisionner en pétrole, en diversifiant nos sources », a déclaré le ministère indien des Affaires étrangères. L’Inde rappelle sa priorité : la sécurité énergétique pour 1,4 milliard d’Indiens. En août, la Russie a fourni 1,9 million de barils par jour à l’Inde, soit près de la moitié de ses importations totales de brut. Cette position tranche avec la prudence diplomatique habituelle de New Delhi. La capitale indienne exprime une lassitude après des mois de menaces commerciales américaines.

Le Kremlin dénonce des « actions hostiles »

Le Kremlin a vivement réagi à l’adoption de ces sanctions. Le porte-parole Dmitri Peskov les a qualifiées d’« actions hostiles ». Selon lui, ces mesures « compliqueront certainement » les efforts diplomatiques pour trouver une issue à la guerre en Ukraine. Washington et Moscou poursuivent des discussions pour un règlement du conflit. Ce nouveau paquet de sanctions risque de fragiliser davantage ces négociations.

Aristide HAZOUME

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