Italie : 100 000 manifestants à Rome contre la vie chère
Une marée humaine a déferlé samedi 17 octobre à Rome contre la hausse des prix. La CGIL a annoncé une grève générale pour le 20 novembre. À Milan, le rassemblement a dégénéré en guérilla urbaine.
Quelque 100 000 personnes ont convergé vers la place du Peuple, à Rome, samedi 17 octobre. Étudiants, salariés, chômeurs et retraités composaient le cortège. Une centaine d’associations et la CGIL avaient appelé à cette mobilisation nationale. Les manifestants réclamaient une hausse des salaires et un droit au logement pour tous. Ils exigeaient aussi la rénovation des écoles et une baisse des dépenses militaires.
Milan bascule dans la violence
À Milan, le rassemblement « Italia in piazza » a tourné à l’affrontement. Des groupes de jeunes ont bombardé les forces de l’ordre de pierres et de projectiles. Les vitrines du corso Vittorio Emanuele ont été brisées. Un bar a été incendié et un magasin pillé. La police a procédé à 17 arrestations et recensé 22 signalements. Quelque 104 agents ont été blessés. Les dégâts sont estimés à plus de 500 000 euros.
La CGIL appelle à la grève générale
Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL, a pris la parole place du Peuple. Il a dénoncé un « coût de la vie élevé qui nous empêche d’avancer ». Il a annoncé une grève générale pour le vendredi 20 novembre 2026. Une grève étudiante européenne est prévue le même jour. Marina, femme de ménage à Vérone, résume la détresse ambiante. « Je travaille depuis 25 ans pour 1 450 euros par mois », confie-t-elle. « Nous payons 1 000 euros de loyer. On a bien du mal à joindre les deux bouts ».
Aristide HAZOUME
