Expulsions américaines : Des Iraniens bientôt transférés en Centrafrique
L’administration Trump prépare l’expulsion de ressortissants iraniens et d’autres migrants vers la République centrafricaine (RCA). Cette opération s’appuie sur un récent accord entre Washington et Bangui, qui autorise le pays africain à accueillir des personnes expulsées des États-Unis, même sans lien de nationalité.
Washington prépare un premier vol à destination de Bangui
Les États-Unis envisagent d’expulser plusieurs migrants vers la République centrafricaine, parmi lesquels des Iraniens, des Syriens et des Afghans. Selon plusieurs sources concordantes, un premier vol pourrait transporter une vingtaine de personnes vers Bangui, la capitale centrafricaine. Cette initiative découle d’un accord récemment conclu entre Washington et Bangui. Celui-ci permet à la RCA de recevoir des migrants expulsés des États-Unis, même s’ils ne possèdent pas la nationalité centrafricaine. À ce stade, ni le département d’État américain ni la présidence centrafricaine n’ont communiqué officiellement sur ce dossier.
Deux Iraniennes au cœur des inquiétudes
Parmi les personnes concernées figurent deux femmes iraniennes bénéficiant d’une protection contre un renvoi forcé dans leur pays d’origine. Leur avocate affirme qu’elles y risqueraient des persécutions ou des actes de torture. L’une d’elles se serait convertie au christianisme. L’autre est présentée comme une militante engagée pour la démocratie. Toutes deux avaient obtenu une mesure de protection délivrée par un juge de l’immigration américain.
L’administration Trump défend la légalité de ces accords avec des pays tiers. Washington estime qu’ils respectent le cadre juridique américain. En revanche, plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent un manque de transparence et s’inquiètent du sort réservé aux personnes expulsées vers des États fragiles.
Des précédents et des interrogations
La République centrafricaine fait partie des pays africains ayant accepté de recevoir des migrants expulsés des États-Unis. Des accords similaires ont été évoqués avec d’autres nations du continent. Selon les informations disponibles, les migrants transférés à Bangui seraient hébergés dans des logements prévus à cet effet. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pourrait fournir une assistance humanitaire après leur arrivée, sans toutefois participer directement aux expulsions. Cette affaire relance le débat sur les expulsions vers des pays tiers et sur la protection des personnes vulnérables face aux risques de persécution.
Aristide HAZOUME
