Côte d’Ivoire : La réforme de l’organe électoral passera par l’Assemblée
Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi que la réforme de l’organe électoral sera examinée à l’Assemblée nationale. Le porte-parole Amadou Coulibaly a écarté l’idée d’un dialogue national réclamé par l’opposition. Cette dernière dénonce une faible représentation au Parlement.
Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, s’est exprimé mercredi 15 octobre à l’issue du Conseil des ministres. Il a précisé que la réforme de l’organe électoral sera soumise à l’Assemblée nationale. « Une fois que le gouvernement aura fini de travailler, la proposition ira à l’Assemblée », a-t-il déclaré. Il a écarté l’idée d’un dialogue national réclamé par l’opposition. « On ne m’a pas informé qu’il y aura un dialogue national », a-t-il ajouté. Le ministère de l’Intérieur a reçu les recommandations des partis depuis trois semaines. Ces propositions portent sur la structure et les attributions du futur organe. La CEI a été dissoute le 6 mai 2026 après 25 ans d’existence. Un nouvel organe doit être mis en place avant les prochaines élections générales de 2027.
Une architecture électorale à trois piliers
Le gouvernement prévoit une nouvelle architecture reposant sur trois organes distincts. Un premier serait chargé de l’organisation matérielle des élections. Un deuxième serait dédié au recensement des votes. Un troisième assurerait la supervision et le contrôle du processus. Ces propositions ont été transmises au gouvernement par le ministre de l’Intérieur, Vagondo Diomandé.
L’opposition réclame un dialogue national
Plusieurs partis d’opposition ont appelé le 13 octobre à l’ouverture d’un dialogue national. Ils ont adressé un courrier commun à la Primature. Le PDCI-RDA, le MGC, le CAP-CI et l’ADCI figurent parmi les signataires. Ils réclament un « organe indépendant, un fichier électoral audité et des résultats transparents ». L’opposition s’inquiète de sa faible représentation à l’Assemblée nationale. Le RHDP, parti présidentiel, y est largement majoritaire. Le PDCI-RDA et le PPA-CI n’ont pas réagi aux déclarations du gouvernement.
Aristide HAZOUME
