Cameroun : La démission de Kamto secoue l’opposition
Maurice Kamto a démissionné mardi de la présidence du MRC. Son vice-président Mamadou Mota a suivi dans la foulée.
Maurice Kamto dirigeait le MRC depuis sa fondation en 2012. Il a évoqué l’intérêt supérieur de son parti politique. Il dénonce un harcèlement administratif constant de la part du MINAT. Le ministère menaçait d’invalider juridiquement la direction du parti. Cette pression visait la convention tenue en décembre 2025. Une nouvelle convention du MRC est prévue le 10 octobre. Le parti prépare activement son retour aux élections de 2027. Législatives et municipales figurent parmi ces prochaines échéances électorales. Sa candidature à la présidentielle avait déjà été rejetée en 2025. André Marie Tessa, cadre régional, a réaffirmé son soutien à Kamto. D’autres militants expriment une inquiétude face à ce départ soudain.
Des lectures politiques radicalement opposées
Valère Bessala, président du parti Jouvence, salue un habile mouvement tactique. Des analystes évoquent une séquence totalement inédite pour l’opposition camerounaise. Alex Nguepi, cadre du SDF, y voit un possible sacrifice stratégique. Cette manœuvre viserait à préserver la participation électorale du MRC. Willy Mengue estime que cette démission ne résout pas la crise. Okala Obédé, ancien cadre exclu, dénonce un gâchis politique et juridique. L’UDC dénonce de son côté un étouffement de la démocratie camerounaise. Elle évoque des pressions croissantes sur l’ensemble de l’opposition nationale. Aucun cadre du RDPC n’a officiellement réagi à cette annonce. Des communicants proches du pouvoir évoquent une errance politique persistante.
Aristide HAZOUME
