Ebola : Washington impose une attestation sanitaire aux voyageurs
Les États-Unis exigent depuis le 3 novembre 2026 une déclaration Ebola signée avant tout vol international. Les passagers doivent certifier n’avoir pas séjourné en RDC sous 21 jours. Le dispositif court jusqu’au 18 décembre 2026.
Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont publié l’ordre le 30 octobre 2026. La formalité s’applique depuis le 3 novembre à 23 h 59, heure de l’Est. Tous les passagers de vols internationaux à destination ou en transit par les États-Unis sont concernés. Cela inclut les citoyens américains et les titulaires de cartes vertes. Le formulaire est disponible en ligne ou à l’enregistrement. Les compagnies aériennes doivent le conserver 42 jours.
Un dispositif sanitaire centré sur la RDC
Les autorités fédérales cherchent à bloquer l’importation du virus Bundibugyo. L’épidémie a été déclarée en RDC le 15 mai 2026. Selon l’OMS, elle a fait plus de 5 100 morts en RDC. Plus de 10 500 cas confirmés y sont recensés. Un voyageur présent en RDC dans les 21 jours précédant son vol ne peut pas embarquer. Cette interdiction vise aussi les simples transits, même sans descente d’avion. Les contrevenants s’exposent à des poursuites et à des amendes. Aucun cas lié à cette flambée n’a été détecté aux États-Unis. Le CDC juge le risque faible pour la population générale.
Des restrictions maintenues pour l’Ouganda et le Soudan du Sud
Les ressortissants étrangers venus d’Ouganda ou du Soudan du Sud restent interdits d’entrée. Les citoyens américains revenant de ces pays doivent transiter par des aéroports désignés. Washington-Dulles, Atlanta et New York-JFK figurent parmi les plateformes habilitées. Des contrôles sanitaires renforcés y sont menés. Les transporteurs redoutent un ralentissement des embarquements. Le CDC peut lever ou prolonger le dispositif après le 18 décembre.
Aristide HAZOUME
