Trump et Netanyahu renouent leur alliance stratégique

 Trump et Netanyahu renouent leur alliance stratégique

Le président américain Donald Trump a reçu mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison-Blanche. Cette première rencontre depuis le début de la guerre en Iran vise à surmonter leurs divergences stratégiques. L’entretien a réaffirmé un objectif commun : empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire.

Donald Trump et Benjamin Netanyahu se sont entretenus pendant près de 90 minutes. La réunion, à huis clos, a été saluée par la Maison-Blanche comme « positive et productive ». Elle marque leur premier face-à-face depuis le déclenchement du conflit régional contre l’Iran, le 28 février dernier.

Les relations entre les deux alliés s’étaient tendues en avril. Washington avait alors poussé pour un cessez-le-feu avec Téhéran, provoquant la colère de Donald Trump. Il avait qualifié son homologue israélien de « type très difficile ». Benjamin Netanyahu avait minimisé ces attaques en les présentant comme de simples « désaccords tactiques » . Cette rencontre est donc perçue comme une tentative de réaffirmer la solidité de leur alliance.

Un front uni face à la menace iranienne

Le programme nucléaire iranien a dominé les discussions. À l’issue de la réunion, le Premier ministre israélien a qualifié cet échange de « l’une des meilleures conversations » avec le président américain . Les deux dirigeants ont réaffirmé leur « objectif commun : garantir que l’Iran ne se dote pas d’armes nucléaires ».

Cette unité affichée intervient dans un contexte particulier. Washington affirme vouloir donner une chance à la diplomatie avec Téhéran. Cette approche contraste avec la position israélienne, qui privilégie une pression militaire maximale . Israël n’a d’ailleurs pas participé aux dernières frappes américaines contre l’Iran en juillet .

Des dossiers régionaux toujours en suspens

Outre l’Iran, les dirigeants ont abordé d’autres crises au Moyen-Orient. Ils ont évoqué la mise en œuvre de l’accord entre Israël et le Liban, dont l’application reste difficile . La situation dans la bande de Gaza a également été discutée, alors que les efforts diplomatiques pour sa reconstruction sont au point mort.

La visite de Benjamin Netanyahu intervient à un « moment critique » selon l’ambassadeur israélien à l’ONU. Le Premier ministre, qui brigue un nouveau mandat lors des législatives d’octobre, semble en difficulté dans les sondages . Cette rencontre devait surtout « montrer au monde entier, à l’Iran, mais aussi au Liban, qu’il n’y a pas de rupture majeure entre les États-Unis et Israël ».

Aristide HAZOUME

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