Thaïlande : Deux Ouïghours condamnés à mort

 Thaïlande : Deux Ouïghours condamnés à mort

Deux ressortissants chinois ouïghours ont été condamnés à mort en Thaïlande pour l’attentat meurtrier du sanctuaire d’Erawan à Bangkok en 2015. L’explosion avait fait vingt morts et plus de cent blessés. Le verdict a été rendu par un tribunal de Bangkok le 11 juin 2026.

Attentat meurtrier au cœur de Bangkok

Le tribunal a reconnu Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed coupables d’avoir placé une bombe dans un sac à dos au sanctuaire hindou d’Erawan, un site très fréquenté de la capitale. L’explosion, survenue en pleine foule, a causé la mort de vingt personnes, dont sept touristes chinois, et blessé plus d’une centaine d’autres. Les juges ont souligné une atteinte grave à la sécurité publique thaïlandaise. Les accusés nient les faits et ont annoncé leur intention de faire appel.

Une procédure judiciaire longue et des tensions diplomatiques

Le procès s’est ouvert en 2016, après plusieurs mois d’enquête. La procédure a connu de nombreux retards, liés à des problèmes techniques, notamment une traductrice impliquée dans une affaire de drogue. Une autre suspecte thaïlandaise avait été arrêtée puis acquittée en 2024. La police avait initialement identifié dix-sept suspects, mais seuls deux ont été arrêtés rapidement. La Chine a salué la sévérité de la condamnation prononcée par Bangkok.

La peine capitale rarement appliquée en Thaïlande

Bien que la Thaïlande condamne régulièrement à mort, les exécutions sont rares. Le couloir de la mort compte plusieurs centaines de détenus, mais les dernières exécutions remontent à 2018. La décision de justice intervient près de dix ans après l’attentat. Le sanctuaire d’Erawan reste aujourd’hui un lieu religieux et touristique majeur, où fidèles et visiteurs déposent encore fleurs et encens quotidiennement. L’affaire continue de rappeler les tensions autour de la minorité ouïghoure en Chine. Les autorités thaïlandaises maintiennent un dispositif sécuritaire renforcé autour des sites religieux sensibles.

Aristide HAZOUME 

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