Afrique du Sud : 258 Nigérians rapatriés après les violences xénophobes

 Afrique du Sud : 258 Nigérians rapatriés après les violences xénophobes

Un premier groupe de 258 Nigérians est arrivé à Lagos ce jeudi 11 juin 2026, après plusieurs semaines de violences xénophobes en Afrique du Sud. Selon les autorités d’Abuja, plus de 1 000 ressortissants nigérians ont déjà demandé un retour volontaire.

Un premier vol de rapatriement atterrit à Lagos

Le gouvernement nigérian a accueilli, jeudi 11 juin, un premier contingent de 258 ressortissants rapatriés d’Afrique du Sud. L’appareil, un vol spécial assuré par la compagnie Air Peace, s’est posé à l’aéroport international Murtala Muhammed de Lagos.

La majorité des passagers sont des femmes et des enfants. Nombre d’entre eux résidaient en Afrique du Sud depuis de longues années ; certains n’avaient d’ailleurs jamais vécu au Nigeria. À leur arrivée, les autorités ont mis en place un dispositif complet d’assistance : chaque rapatrié reçoit un numéro d’identification nationale, une ligne téléphonique ainsi qu’une aide financière destinée à faciliter sa réinstallation. Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, cette opération vise à garantir la sécurité des citoyens confrontés à un climat d’insécurité croissant en Afrique du Sud

Plus de 1 000 Nigérians demandent leur retour

Depuis plusieurs semaines, des manifestations anti-immigrés secouent plusieurs localités sud-africaines. Des groupes autoproclamés réclament le départ des étrangers sans papiers avant le 30 juin. De nombreux ressortissants africains affirment avoir subi des intimidations, des agressions et des discriminations. Certains témoignent de contrôles musclés et de violences perpétrées par des groupes de citoyens. Face à cette situation, 1 094 Nigérians se sont officiellement enregistrés pour un rapatriement volontaire. Les autorités nigérianes et sud-africaines et poursuivent l’identification des candidats au retour, et d’autres vols sont attendus dans les prochains jours.

L’Afrique du Sud accueille plus de trois millions d’étrangers, mais reste confrontée à un taux de chômage supérieur à 30 %. Cette situation alimente régulièrement les tensions autour de l’immigration. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a condamné les violences et promis des mesures contre les groupes impliqués.

Aristide HAZOUME 

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