Venezuela-Turquie : L’alliance qui défie Washington

 Venezuela-Turquie : L’alliance qui défie Washington

La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a entamé une visite officielle en Turquie, après un passage en Inde. Objectif : renforcer les liens économiques et diplomatiques avec Ankara, l’un des derniers partenaires stables de Caracas sur la scène internationale. Une tournée qui s’inscrit dans la stratégie du gouvernement de Nicolás Maduro pour contourner les sanctions américaines et diversifier ses alliances.

La Turquie, partenaire clé du Venezuela sous pression américaine

Malgré les critiques internationales, la Turquie reste l’un des rares pays à maintenir une coopération étroite avec le Venezuela. À Istanbul, Delcy Rodríguez doit rencontrer le président Recep Tayyip Erdoğan pour discuter de nouveaux accords, notamment dans les secteurs de l’énergie et des mines. Les échanges commerciaux entre Caracas et Ankara se sont intensifiés ces dernières années, portés par des livraisons d’or et de matières premières. Contrairement à d’autres alliés historiques, la Turquie n’a pas subi de pression directe de Washington pour rompre ses liens avec le régime de Maduro. Ankara y voit un levier de sa politique étrangère multipolaire.

Delcy Rodríguez affirme son rôle sur la scène internationale

Cette tournée est l’un des premiers grands déplacements diplomatiques de Delcy Rodríguez depuis sa prise de fonctions comme vice-présidente. Après l’Inde, la Turquie symbolise une priorité : accroître les débouchés commerciaux du Venezuela, notamment pour son pétrole. Caracas espère développer ses exportations vers l’Asie et la Turquie, alors que l’économie nationale reste exsangue, rongée par l’inflation et la chute de la production. Les revenus pétroliers demeurent vitaux, et tout nouveau partenaire est perçu comme une bouffée d’oxygène.

À travers cette visite, la dirigeante vénézuélienne cherche aussi à renforcer sa légitimité diplomatique et à rappeler que son pays n’est pas isolé, malgré les sanctions américaines qui ciblent directement le secteur énergétique.

Aristide HAZOUME 

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