Madagascar resserre ses liens stratégiques avec la Russie
Le Premier ministre malgache, Mamitiana Rajaonarison, poursuit sa visite officielle en Russie. Au programme : renforcement des partenariats économiques et militaires, coopération énergétique et accords stratégiques avec les autorités russes.
Coopération militaire et économique : des accords en préparation
Mamitiana Rajaonarison a rencontré Sergueï Choïgou, secrétaire du Conseil de sécurité russe. Les discussions ont porté sur plusieurs projets bilatéraux ambitieux. Les deux parties souhaitent intensifier leur coopération militaire : la Primature malgache évoque des programmes de formation pour les militaires ainsi que des échanges techniques entre experts sécuritaires. Sur le plan économique, Madagascar ambitionne de créer une zone économique commune avec la Russie, couvrant le commerce, l’investissement et les infrastructures. Antananarivo entend ainsi attirer davantage d’investisseurs russes, en promettant une amélioration progressive du climat des affaires. Le Premier ministre participe actuellement au Forum international de la sécurité, qui se tient au Live Arena, près de Moscou.
Énergie, agriculture et éducation au cœur des échanges
La coopération énergétique occupe une place centrale dans les négociations. Madagascar souhaite augmenter ses capacités nationales de stockage pétrolier, dans un contexte mondial marqué par les tensions énergétiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient. La Russie pourrait soutenir plusieurs projets énergétiques sur la Grande Île. Par ailleurs, les deux États envisagent un renforcement de leur coopération scientifique et universitaire, avec des programmes académiques conjoints susceptibles d’être lancés rapidement. L’agriculture figure également parmi les priorités annoncées par le Premier ministre.
Depuis octobre 2025, Madagascar renforce progressivement ses liens avec la Russie. Le président Michaël Randrianirina privilégie une diplomatie orientée vers Moscou : en février dernier, il avait rencontré Vladimir Poutine, une visite qui avait marqué une nouvelle étape dans les relations bilatérales.
Aristide HAZOUME
