Ouganda : 231 interpellations après le démantèlement d’un réseau
Les autorités ougandaises ont arrêté 231 personnes lors d’une vaste opération menée à Kampala. Ce coup de filet visait un réseau présumé de traite des êtres humains et d’escroqueries en ligne. L’intervention, conduite par les services d’immigration avec l’appui des forces de sécurité, fait suite à des signalements précis émanant de riverains. Les personnes interpellées sont originaires de plusieurs pays d’Asie et d’Afrique, notamment du Pakistan, de l’Inde, du Bangladesh et du Ghana.
Des victimes confinées dans un complexe hautement sécurisé
Les suspects ont été découverts dans un bâtiment fortement gardé, fonctionnant comme un complexe autonome doté de diverses installations internes. Selon les autorités, les occupants vivaient sans aucun accès à l’extérieur : ils ne pouvaient ni circuler librement, ni quitter les lieux. La majorité d’entre eux ne possédait aucun document officiel valide. Seuls des ordinateurs et du matériel numérique ont été retrouvés sur place. Plusieurs témoignages évoquent des promesses d’emploi frauduleuses. Les recrues auraient été attirées individuellement avant de se voir confisquer leurs passeports.
Un réseau structuré et un suspect toujours recherché
Les enquêteurs indiquent que les victimes arrivaient séparément en Ouganda, puis étaient regroupées pour intégrer le réseau criminel. Le principal suspect, présenté comme le recruteur, reste introuvable. Il détiendrait toujours les documents d’identité confisqués aux victimes. Les autorités poursuivent activement les recherches pour procéder à son interpellation. Les personnes impliquées dans des activités criminelles seront poursuivies. En revanche, les migrants dont l’absence d’implication serait établie pourraient être expulsés. Les interrogatoires se poursuivent afin de déterminer les responsabilités individuelles. Les victimes présumées bénéficient, quant à elles, d’un traitement distinct.
Une lutte renforcée contre un phénomène persistant
La traite des êtres humains demeure un défi sécuritaire majeur en Ouganda. Les réseaux exploitent la précarité économique pour recruter leurs victimes. Les autorités annoncent intensifier les contrôles et les enquêtes, et d’autres opérations pourraient être menées dans les prochains jours.
Aristide HAZOUME
