Décision de la CAF : Amine Birouk impose la primauté du droit sportif
Invité sur les ondes de la radio espagnole COPE, dans Invité sur les ondes de la radio espagnole COPE, dans l’émission El Partidazo, Amine Birouk a livré une analyse aussi tranchante que pédagogique de la crise entre le Maroc et le Sénégal, Amine Birouk a livré une analyse aussi tranchante que pédagogique de la crise entre le Maroc et le Sénégal. S’élevant au-dessus du tumulte médiatique ambiant, l’expert a recentré le débat sur un seul terrain : celui du droit sportif.
Dès son intervention, Amine Birouk pose un postulat fondamental : le football de haut niveau ne saurait se réduire à son simple score. Véritable écosystème normé, il est encadré par des règles strictes dont la primauté est absolue. Pour lui, le point de rupture de ce contentieux est limpide. En quittant délibérément la pelouse, une équipe sort du cadre légal de la rencontre. Se référant aux textes de la Confédération Africaine de Football (CAF), il explique que ce geste entraîne mécaniquement des conséquences disciplinaires, rendant de fait caduc le résultat acquis sur le terrain. C’est le droit qui, légitimement, prend alors le pas sur le jeu.
La rigueur comme seule boussole
Loin de toute escalade ou provocation, la posture d’Amine Birouk se veut calme et presque professorale. Face aux réactions passionnées, il oppose une rigueur froide et factuelle. Son message est d’une clarté désarmante : le Maroc ne revendique pas un trophée par opportunisme ; il défend l’application scrupuleuse d’une décision rendue par l’instance compétente.
Il aborde également le délai de deux mois ayant précédé le verdict, un point souvent source de critiques. Pour lui, cette durée, loin d’être une lenteur administrative, était une nécessité procédurale. La commission ad hoc de la CAF se devait d’examiner les faits, d’analyser les responsabilités et de bâtir une décision juridiquement inattaquable. Il insiste : cette apparente lenteur est le prix à payer pour garantir la crédibilité et la solidité de la sanction.
Un plaidoyer qui anticipe les prochaines étapes
Enfin, le choix de s’exprimer sur une radio internationale, et non dans un média local, est hautement stratégique. Amine Birouk s’adresse délibérément à une opinion publique élargie, bien au-delà du seul public africain. Il prépare ainsi les esprits à une potentielle et décisive bataille devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Sa ligne de défense est déjà tracée avec une netteté implacable : appliquer le règlement, rien que le règlement, mais tout le règlement.
À travers cette intervention, Amine Birouk transcende son simple rôle de consultant pour incarner la voix d’une stratégie. Celle d’un Maroc qui mise sur la légalité, la maîtrise et la cohérence pour défendre sa position sur la scène continentale. Un message clair en ressort : dans le football moderne, la victoire se joue aussi, et peut-être surtout, dans le respect des règles.
Aristide HAZOUME
