Moyen-Orient : Pedro Sánchez défie Trump et refuse la guerre

 Moyen-Orient : Pedro Sánchez défie Trump et refuse la guerre

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez rejette fermement les pressions exercées par Donald Trump pour que l’Espagne s’associe à l’offensive américaine contre l’Iran. Dans ce contexte tendu, Madrid refuse notamment d’autoriser l’utilisation de ses bases militaires et appelle à une solution diplomatique plutôt qu’à une escalade du conflit.

S’exprimant en direct à la télévision espagnole depuis le siège du gouvernement à la Moncloa, ce mercredi 4 mars 2026, Pedro Sánchez a résumé la position de son gouvernement par un « Non à la guerre » sans équivoque. Il a affirmé que l’Espagne ne participerait pas à une intervention militaire qui, selon lui, menace la stabilité mondiale et viole le droit international.

Washington hausse le ton car l’Europe apporte son soutien

Cette prise de position fait suite aux critiques de Donald Trump à l’encontre de Madrid pour avoir refusé de laisser les États-Unis utiliser les bases militaires espagnoles de Rota et Morón dans le cadre d’opérations contre l’Iran. Le président américain a menacé de rompre les relations commerciales entre les deux pays en représailles.

« L’Espagne a été terrible » et « très, très peu coopérative », a déclaré le président américain, faisant référence aux accords bilatéraux hérités d’un traité signé entre Washington et Madrid en 1953 sous le régime franquiste. Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l’Espagne de ne pas avoir augmenté ses dépenses militaires à 5 % de son PIB, conformément au nouvel objectif fixé par l’OTAN.

Pedro Sánchez a souligné que l’Espagne ne « serait pas complice par peur de représailles », appelant plutôt à une désescalade et à une solution diplomatique. Il a comparé la situation actuelle aux erreurs du passé, comme l’intervention en Irak, et mis en garde contre les conséquences humanitaires d’une guerre prolongée.

La réaction de l’Union européenne et des autres pays européens a été prudente, mais solidaire sur le principe du respect du droit international. Cette crise met en lumière une rare divergence entre Madrid et Washington, déjà fragilisées par des désaccords sur la défense, le rôle de l’OTAN et la politique étrangère.

 

Aristide HAZOUME 

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