Corée du Sud : Le plastique menacé par le blocage du détroit d’Ormuz
La Corée du Sud s’inquiète d’une pénurie imminente de plastiques. C’est une conséquence directe des perturbations du marché pétrochimique liées au blocage du détroit d’Ormuz. Cet axe stratégique voit transiter une grande partie des hydrocarbures et dérivés pétroliers. Il limite désormais l’approvisionnement en naphta, une matière première essentielle à la fabrication du plastique.
Dans les supermarchés et commerces, les sacs poubelle, sachets et emballages plastiques commencent à se faire rares. Les consommateurs anticipent la pénurie. Ils multiplient les achats, ce qui accentue la tension sur les stocks. Les entreprises sont également touchées. Nongshim, leader coréen des nouilles instantanées, alerte sur ses capacités de production. Ses emballages plastiques ne lui assurent plus qu’un mois de fonctionnement. Selon le représentant Im Jongik, si la situation perdure, la production pourrait connaître de sérieuses perturbations.
Pour limiter les effets, le gouvernement a interdit temporairement l’export de produits chimiques nécessaires à la fabrication du plastique. Il surveille aussi la situation de près. Cette crise révèle la forte dépendance de la Corée du Sud aux importations via Ormuz. Elle expose les risques d’une perturbation prolongée pour l’industrie et le quotidien des consommateurs.
Aristide HAZOUME
