Chili : José Antonio Kast prend le pouvoir et durcit le ton

 Chili : José Antonio Kast prend le pouvoir et durcit le ton

Le conservateur José Antonio Kast a été investi président du Chili mercredi. Dès son premier jour, il a signé des décrets pour renforcer le contrôle des frontières et promis un « gouvernement d’urgence ». L’immigration et la sécurité sont ses priorités.

La passation de pouvoir s’est déroulée mercredi à Valparaiso. Devant le Parlement réuni pour l’occasion, José Antonio Kast a officiellement succédé à Gabriel Boric. L’ancien président de gauche laisse derrière lui un mandat marqué par de fortes tensions politiques et sociales.  Le nouveau chef de l’État n’a pas attendu pour agir. Depuis le palais présidentiel de la Moneda, à Santiago, il a prononcé son premier discours à la nation. Il a annoncé la mise en place d’un « gouvernement d’urgence ». Selon lui, le Chili traverse une période critique. Il promet de restaurer l’ordre et la confiance.

Les prémières actions du Président

Dans la foulée, José Antonio Kast a signé plusieurs décrets. Trois d’entre eux concernent directement l’immigration. Il a notamment ordonné à l’armée d’installer des barrières physiques à la frontière avec la Bolivie. L’objectif est clair : freiner l’entrée des migrants en situation irrégulière.

Les chiffres expliquent cette décision. Plus de 300 000 étrangers sans papiers vivent actuellement au Chili. La question migratoire a dominé les débats pendant la campagne électorale. Elle a largement contribué à la victoire du candidat conservateur. Le président a également annoncé un audit complet des ministères. Il veut évaluer l’état réel des administrations publiques. Il affirme que la situation laissée par le gouvernement sortant est « plus difficile que prévu ». Cet examen doit préparer les prochaines réformes.

Plusieurs dirigeants étrangers ont assisté à la cérémonie d’investiture. Le président argentin Javier Milei et le président équatorien Daniel Noboa étaient présents. La militante vénézuélienne María Corina Machado, prix Nobel de la paix, a également fait le déplacement. Avec l’arrivée de José Antonio Kast, le Chili rejoint la vague conservatrice qui traverse l’Amérique latine. Le nouveau président affiche une ligne claire : fermeté sur la sécurité, contrôle de l’immigration et rigueur dans la gestion de l’État.

Reste un défi de taille. Au Parlement, les équilibres politiques restent fragiles. Pour faire adopter ses réformes, José Antonio Kast devra négocier et convaincre. L’avenir dira si son « gouvernement d’urgence » pourra tenir ses promesses.

Aristide HAZOUME

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