CAN 2025 : Comment une finale vire au cauchemar réglementaire

 CAN 2025 : Comment une finale vire au cauchemar réglementaire

C’est une finale dont on parle encore, mais pas pour les raisons habituelles. Le 23 février à Rabat, le Maroc et le Sénégal se sont affrontés pour le titre de champion d’Afrique. Au coup de sifflet final, c’est pourtant en coulisses que le sort du match s’est joué. Aujourd’hui, des rapports internes consultés par Le Monde racontent les douze minutes qui ont plongé la rencontre dans le chaos.

Tout bascule en fin de match. L’arbitre accorde un penalty au Maroc. Sur la pelouse, la tension explose. Côté sénégalais, plusieurs joueurs quittent alors le terrain. Direction les vestiaires. Sadio Mané, lui, reste. Seul. Il tente de faire bonne figure, mais l’image est surréaliste. Le match est interrompu près de douze minutes.

Arbitre sous pression ?

Les rapports officiels évoquent autre chose : des tentatives de pression sur l’arbitre. Objectif : éviter des cartons rouges après le retour des joueurs sénégalais sur la pelouse. La Confédération africaine de football (CAF) a pris connaissance de ces allégations. Elles sont contestées. Mais elles ont été versées au dossier marocain.

Des gradins aussi secoués

Dans les tribunes, la soirée n’est pas plus calme. Le rapport de sécurité fait état de violences sporadiques. Rien ne prouve, pour l’instant, que ces incidents soient liés à l’arbitrage. Des observateurs égyptien, tunisien et congolais (RDC) confirment l’ampleur du désordre. Sur le terrain comme en gradins.

Le règlement s’applique, le Sénégal attaque

Pour la CAF, la règle est claire : une équipe qui quitte volontairement le terrain abandonne le match. Le Maroc l’emporte donc sur tapis vert. Score : 3-0. Le Sénégal ne l’entend pas de cette oreille. Il a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). La procédure suit son cours.

Une leçon pour l’avenir

Au-delà du cas particulier, cette affaire met en lumière des fragilités. Pressions, improvisation, vide réglementaire. Les cinq rapports officiels de la finale posent une question : comment garantir la transparence quand l’émotion dépasse tout ? Pour les supporters, il reste l’amertume. Pour le football africain, un avertissement.

Aristide HAZOUME

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