Gaza : La reconstruction bloquée, un an après le cessez-le-feu
Un an après l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, plus de deux millions de Palestiniens vivent toujours dans des conditions précaires à Gaza. Le désarmement du Hamas bloque la deuxième phase de l’accord, alors que Benjamin Netanyahu doit s’exprimer jeudi devant l’ONU.
Une reconstruction à l’arrêt
Le cessez-le-feu négocié par les États-Unis et plusieurs pays arabes a mis fin aux opérations militaires d’envergure. Les derniers otages ont été libérés. Mais la reconstruction du territoire reste quasiment bloquée. Israël continue de restreindre l’entrée des matériaux de construction. Selon l’ONU, 84 % des bâtiments de Gaza sont endommagés ou détruits. Environ 68 millions de tonnes de gravats jonchent le territoire. Le coût de la reconstruction est estimé à 71,4 milliards de dollars sur dix ans. Des immeubles s’effondrent faute de réparations. « Des briques sont tombées sur la tête de mon fils », témoigne Mohammed, un habitant de Gaza.
Un désarmement au cœur des tensions
Israël exige le désarmement complet du Hamas avant de poursuivre le processus. Le Hamas réclame, lui, que son désarmement et le retrait israélien avancent en parallèle. Fin juillet 2026, le mouvement islamiste a accepté une feuille de route pour la deuxième phase de l’accord. Donald Trump a annoncé un accord sur le « désarmement complet » du Hamas. Mais les conditions fixées par le Hamas n’ont pas été satisfaites. L’accord prévoit aussi le déploiement d’une force internationale et une nouvelle administration palestinienne. Plus de 73 000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre. Près de 2 millions de Palestiniens restent déplacés.
Aristide HAZOUME
