Bénin-Angola : Lancement des consultations diplomatiques
Le Bénin et l’Angola ont franchi une étape décisive dans leurs relations bilatérales, samedi 4 juillet 2026 à Cotonou, à l’occasion de la première session de leurs consultations diplomatiques et politiques. Cette rencontre de haut niveau pose les jalons d’un dialogue politique approfondi et d’une coopération élargie dans des secteurs clés pour le développement des deux pays.
Un dialogue politique désormais institutionnalisé
La première session des consultations diplomatiques et politiques entre le Bénin et l’Angola s’est tenue à Cotonou, sous la coprésidence de la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, et de son homologue angolais, Téte António. Le ministre béninois du Tourisme et du Commerce extérieur, Olushegun Adjadi Bakari, a également pris part aux échanges, soulignant l’importance économique de cette rencontre.
Cette séance inaugurale concrétise la volonté partagée des deux capitales de consolider des liens fondés sur la confiance mutuelle, la solidarité africaine et des intérêts communs. Elle instaure un cadre permanent de concertation entre Cotonou et Luanda, faisant suite aux entretiens préliminaires menés par les deux ministres en marge d’une réunion ministérielle à Séoul.
Des secteurs stratégiques au centre des priorités
Les discussions ont couvert un large éventail de domaines prioritaires. Les deux gouvernements entendent dynamiser leur coopération économique, commerciale et industrielle, avec une attention particulière pour les investissements privés. Le tourisme en particulier le tourisme mémoriel , l’agriculture, la culture et les échanges techniques ont également été identifiés comme des leviers de croissance partagée.
Au-delà des aspects bilatéraux, les responsables béninois et angolais ont réaffirmé leur détermination à renforcer leur coordination sur les questions africaines et internationales. Ils plaident pour une coopération articulée autour d’un dialogue régulier, de la consolidation de la paix, de la stabilité régionale et de l’intégration du continent. Cette première session marque un tournant stratégique dans les relations entre les deux pays. Elle ouvre la voie à un partenariat plus ambitieux, au service du développement économique et de l’unité africaine.
Aristide HAZOUME
